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10.12.2006
Les Médecins Généralistes enseignants en lutte :
Les Médecins généralistes enseignants se sont mobilisés cette semaine avec manif jeudi dans Paris.
Ca dure d'ailleurs depuis un mois avec l'arrêt des enseignements et des stages en cabinet.
Les doléances sont assez simples.
La loi a créé une spécialité "médecine générale" à côté des spécialités existantes.
Le manque programmé d'effectif lié au vieillissement de la profession et la désaffection de la médecine générale au concours national classant (ex-concours de l'internat) justifient cette modification.
La spécialité existe sur le papier mais pas dans la réalité avec des "professeurs vacataires", des étudiants qui découvrent leur spécialité sans l'avoir jamais rencontré durant leur 6 premières années d'étude.
Les médecins généralistes-enseignants en ont donc marre.
Extraits des révendications (lues sur le site ISNAR - IMG) :
- Établissement d’un calendrier de mise en place de la Filière Universitaire de Médecine Générale ;
- Création d’un poste de chef de clinique ambulatoire de Médecine Générale par faculté pour la rentrée universitaire 2007.
- Titularisation d’au moins un enseignant généraliste par Faculté pour la rentrée 2007, dans le cadre d'un plan d'intégration de 120 titulaires sur 3 ou 4 ans.
- Déblocage des moyens humains et financiers nécessaires à la mise en place d’un stage de Médecine Générale au cours du second cycle des études médicales (comportant la revalorisation statutaire et financière des enseignants cliniciens ambulatoires).
- Equivalence du DES pour tous les résidents qui ont la même formation que les actuels Internes de Médecine Générale.
- Mise en place d’un plan pluriannuel de répartition des postes d’internes comme préconisé par le rapport Berland.
Ils ont évidemment raison car la revalorisation de la médecine générale aux yeux des étudiants ne sera possible qu'à ce prix.
Les autres spécialités avec derrière elles des services hospitaliers, des unités de recherche existantes, et des budgets bien place ne jouent assurement pas la solidarité avec les confrères généralistes-enseignants.
Après le versant pédagogique, le versant financier n'est pas absent.
L'électorat médical est un groupe de pression important pour la majorité actuelle. (30 % pour Sarkozy au premier tour dans le sondage publié cette semaine dans l'Impact Médecin)
Il est très possible et quasi certain, qu'une nouvelle augmentation des tarifs médicaux soit mis en place quelques mois avant l'élection présidentielle par le ministre Xavier Bertrand qui vient de se rallier à l'écurie Sarkozy.
Voilà un élément qui fera taire momentanément la colère sans régler le fond du problème.
15:45 Publié dans Médecine | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grève, étudiants, ISNAR-IMG, enseignants
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