24.01.2012
Vous vous lavez les mains ?

Question posée par un patient cet après midi en me voyant me laver et me relaver les mains.
Machinalement sans réfléchir.
Pas plus ni moins qu'hier malgré l'épidémie de gastro qui sévit.
Et puis, je me suis rappelé de cette campagne pour un savon.
Elle illustre de façon démonstrative le rôle essentiel du rituel du lavage tout en réveillant nos petites phobies.
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21.01.2012
Intouchables : la version de Liliane
Liliane a aujourd'hui près de 78 ans.
Elle vit depuis 45 ans dans la même barre d'immeuble à 4 étages sans ascenseur.
Le même appartement au premier où elle a vu grandir ses filles.
Malheureusement, en 1988, Liliane a eu un AVC qui l'a gravement handicapé. Elle a dû apprendre à vivre avec une hémiplégie gauche complète et flasque. Dans son malheur, la chance d'être droitière et d'avoir conservé la parole.
Elle vit depuis cet AVC seule dans cet appartement. Plus de mari. Les filles sont parties.
Grâce à l'aide du lève malade électrique, la journée est un aller retour entre son lit médicalisé et son fauteuil spécial hémiplégique. Les infirmères le matin pour les médicaments. L'auxiliaire de vie matin, midi et soir.
Les jours s'écoulent sans autre horizon que lit-fauteuil-télé. En vérité, c'est plutôt Lit-Télé, Fauteuil-Télé car deux de télés trônent. Une devant le lit , une devant le fauteuil pour ne rien rater.
Depuis son retour de l'hôpital, Liliane n'a jamais voulu déménagé de son 1er étage. La tête dure. Pas question de laisser son appartement de toujours même si c'est au prix de ne jamais sortir du fait de l'absence d'ascenseur.
En 2009, grace à la patience et l'obstination de l'une de ses filles, Liliane a enfin accepté de remplir les papiers pour le changement de logement.
Oui, le logement est plus petit mais avec un loyer moins cher à payer, moins d'entretien et ...plus d'escalier.
En 2010, enfin une place et le déménagement peut enfin arriver.
Elle a changé de cage d'escalier pour ...un rez de chaussée mais est restée comme elle le désirait dans la même barre d'immeuble .
Elle peut maintenant enfin sortir avec son fauteuil avec l'aide de sa fille.
La première sortie fut pour aller jusqu'au .... pharmacien. 200 mètres. Waouh
Puis le coiffeur à côté du pharmacien. Les courses de temps en temps.
Puis, avec l'assurance, le service du département pour le transport des personnes handicapées (*)a été contacté et ainsi elle a pu allé se balader en ville, au centre commercial. On réserve à l'avance la voiture spécialement aménagée pour transporter les personnes en fauteuil et hop.
Là, hier, pendant la visite pour son renouvellement, sa fille lui a dit :
"Bin, maman, tu racontes pas au Docteur, la sortie que tu as faite avant Noël ?"
La sortie, c'était le cirque sur les quais de Seine avec les places devant sous le chapiteau.
La première fois de sa vie à 78 ans que Liliane allait au Cirque.
L'an prochain, c'est déjà prévu, ce sera le patinage artistique à la patinoire de l'Ile Lacroix.
"Et, on va où maintenant ?"
"Respirer un peu"
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20.01.2012
Prendre de la hauteur :
Prendre de la hauteur pour mieux réfléchir, pour replacer dans une réalité globale, moins immédiate.
Une vision planétaire.
Telle est la vertu de ce petit film mix d'images de la terre vue de la station orbitale internationale.
Vue sur le blog de Nancel.
Earth | Time Lapse View from Space, Fly Over | NASA, ISS from Michael König on Vimeo.
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19.01.2012
Dictionnaire des Spécialités Pharmaceutiques de Louis VIDAL édition 1938 :
Une découverte que cet ouvrage, vestige de l'activité de médecin de famille de mon grand père, praticien de 1928 à la fin des années 60.
L'ouvrage est daté de novembre 1937, édition 1938, XIX ème édition.
A l'époque, on le nomme : Dictionnaire des spécialités médicales, l'auteur Louis VIDAL.
Un peu plus volumineux que le Dorosz d'aujourd'hui. Il rassemble: "la plus complète et la plus pratique des sélections de spécialités dignes de retenir son attention."
Dans la préface, on remercie les encouragements des médecins (édité à 25.000 exemplaires) et l'appui financier des laboratoires.
En feuilletant les pages, la première surprise est l'importance de l'opothérapie sous toutes ces formes .
Opothérapie : traitement des maladies par des cellules d'origine animale provenant de tissus, d'organes, ou de leurs extraits (par exemple d'hormones sécrétées par les glandes endocrines).
En deuxième, la présence de multitudes de produits rattachés à la vaccinothérapie ou plutôt "bactériolysothérapie" utilisés pour traiter les infections.
Il ne faut pas oublier que nous sommes en 1938 et que les premiers antibiotiques n'arriveront qu'à la fin de années 40 seulement avec la pénicilline et les anti-tuberculeux.
En feuilletant, on retrouve quelques survivants de notre pharmacopée d'aujourd'hui:
Le néocodion, l'Uvesterol, le Normacol, le Lait Guigoz.
On peut aussi retrouver des remèdes assez curieux comme ce sirop de Dr Gelineau utilisé pour soigner l'insomnie , la névralgie et l'hystérie . Le sirop est à base de bromure et d'arsenic..tout un programme.

A la fin de l'ouvrage, comme dans l'édition récente, on retrouve la liste de l'ensemble des laboratoires pharmaceutiques avec pour chacun la liste de leur médicament et leur adresse.
La liste est impressionnante avec plusieurs centaines de laboratoires ne fabriquant que deux ou trois spécialités chacun. La pharmacie n'était à cette époque encore qu'une addition de petites entreprises souvent localisées à Paris. La centralisation industrielle avec la création des grands trusts n'avait pas encore commencé vraiment.
Dernière remarque, les noms des médicaments parfois demeurent même si les originaux n'ont rien à voir avec la spécialité d'aujourd'hui. Exemple avec le Taxol, actuel anticancéreux.

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17.01.2012
Constantes biologiques : l'Appli
Si t'es médecin ou apprenti médecin et que tu aimerais avoir les quelques dizaines de pages de la fin du Dorosz (pour ceux qui ont connu) sur ton téléphone accessible à tout moment en cas de coup dur ou pour vérifier le truc que tu connais par coeur mais bon c'est mieux quand on a vérifié. Bref.
Toutes les constantes biologiques en un clin d'oeil au bout de ton doigt pour la modique somme de 0,79€ (non , je n'ai aucun conflit d'intérêt, je ne connais pas l'auteur).
En résumé: c'est ma dernière appli Iphone médical achetée pas trop cher et que j'utilise.
Bref: une appli triple AAA
22:37 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |
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"Hello" de Lionel Ritchie revisité
Un des 3 ou 4 slows emblématiques de mon adolescence où j'ai pu à 14ans ...f.. g..
Bref. Ce monument de la chanson est ici génialement remixé par des bribes de cinéma.
Un amuse gueule vidéo très plaisant.
vu sur fluctuat.net
Dans le même style et un peu plus coquin, grace à la scène inoubliable de Meg Ryan dans "Harry rencontre Sally", elle aussi revisitée : un autre mix très réussi. J'adore.
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16.01.2012
A vendre, 8 secondes de silence en hommage à Steve Jobs :
Petit surf ce soir et je tombe sur cette info curieuse.
Un fichier de 8 secondes est à vendre sur ITunes.
Un "moment de silence" de 8 secondes en mémoire de Steve Jobs est à vendre 0,99€.
8 secondes en hommage aux 8 années qu'ont duré son combat contre le cancer du pancréas du patron d'Apple .
Les fonds recueillis iront à des associations de recherche sur le cancer du pancréas.
Curieuse que cette initiative où ici comme ailleurs on fait plutôt chanter les artistes pour les oeuvres de charité plutôt que vendre du silence.
Ils sont vraiment forts.
Enfin.... Voilà, une idée qui sous un prétexte d'entraide, pousse vers un culte malsain, une vénération post-mortem d'un gourou sans doctrine hormis celle du business.
Au delà de ma technophilie presque compulsive (merci, je me soigne), le bon sens me rappelle que cette société multimilliardaire, première ou seconde capitalisation boursière mondiale a les moyens de jouer les philantropes là où bon lui semble et en particulier dans la recherche médicale.
Rien n'obligeait à agir de cette façon outransière.
Sachez que l'on peut écouter gratuitement un extrait de ce fichier silencieux...Tout de même
Pas une blague : à écouter ici
The Steve Jobs Moment of Silence from Moment of Silence Inc.® on Vimeo.
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15.01.2012
Soirée unique mémorable avec Vincent Delerm :
Le rendez vous avait été pris de longue date.
Je m'étais arrêté en voiture un après midi de visites pour appeler et réserver.
Vu qu'il faisait cette semaine là la Une du Télérama, j'avais eu peur de louper.
C'était ok pour les places. Ouf.
Le spectacle, un brin mystérieux, mélange de chansons et de théatre a été présenté au théatre des bouffes du Nord à Paris tout au long du mois de décembre.
La première date hors du lieu de création, c'était hier soir à Vernon dans l'Eure (ville où j'ai grandi) au Centre culturel Philippe Auguste, très précisement. Lui aussi d'ailleurs , a grandi dans le coin et fait ses études de musicologie à Rouen.
J'y suis allé avec une de mes filles qui ne connaissait qu'une ou deux chansons. Mon enthousiasme pour le travail de Vincent n'est pas partagé par tous au sein de la famille et des amis. Malheureusement.
Bref. Très heureux et à l'heure, on s'installe dans le théatre. La salle est confortable, pas trop grande, idéale pour une bonne soirée.
Et là, patatra. Surprise
Le spectacle n'aura pas lieu et Vincent Delerm nous a donné en guise de compensation un tour de chant unique "piano-voix" pendant 90 minutes.
Une compilation de chansons entrecoupée des petites anecdotes biographiques hilarantes.
Nos vies se sont croisées à plusieurs reprises. Comme lui, je suis venu il y a quelques années, siroter des diabolos à la terrasse du Bratracien, place de Gaulle à Vernon. La même fascination pour Fanny Ardant. Impensable.
Un moment formidable.
Une véritable madeleine de Proust en chansons pour moi.
Il reviendra donc à l'automne pour nous jouer enfin le Memory prévu ce soir.
Au plaisir de me replonger dans le monde de Vincent.
Vidéo de la tournée de 2009 avec une version modifiée de la chanson "Tes parents"
Dans un autre registre, il a sorti un petit bouquin livre-audio pour enfant et pour grand très sympa :
Vincent DELERM - Léonard a une sensibilité de gauche par actessudjunior
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14.01.2012
The Brain Surgeon :
Petite variante d'une vieille farce.
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11.01.2012
Le bouton Messe:
J'ai connu Jeannine au temps où elle vivait avec son mari dans sa grande maison. Dix ans ont passé.
Les décès de son fils unique puis de son mari, l'apparition de troubles mnésiques liés à la maladie d'Alzheimer m'ont conduit à la mettre sous tutelle et la faire rentrer en institution.
Je la retrouve maintenant tous les mois dans une maison de retraite aménagée en lieu et place d'un ancien couvent. Des soeurs demeurent encore dans l'établissement mais uniquement comme résidente. L'ensemble du travail est assuré par des non-religieux.
Une petite particularité de l'endroit que je n'ai vu nulle par ailleurs.
A l'entrée de la chambre de Jeannine, on trouve deux interrupteurs.
Le premier sert pour le plafonnier.
Le second m'a au départ un peu intrigué. Il y avait le mot Messe écrit au crayon dessus.
Renseignement pris auprès de l'infirmière, j'ai appris que le résident qui le désire peut par simple pression sur l'interupteur suivre ...les offices religieux directement de sa chambre grace à une retransmission sonore par haut parleur.
Jeannine n'écoute pas très souvent la retransmission. Elle préfère la lecture faite par son ancienne aide à domicile qui continue à la maison de retraite à s'occuper d'elle deux trois fois par semaine.
Jeannine n'est plus complètement seule au monde et par le biais de la tutelle, elle continue à bénéficier de cette présence bien utile.
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